Automutilation
L?automutilation est le fait pour une personne de s'infliger délibérément des blessures sur elle-même. Elle peut être faite dans plusieurs buts, comme se punir, ou pour se soulager de problèmes personnels ou professionnels.
Le terme « automutilation » est sujet à débat dans la mesure où il définit une multitude de comportements à la gravité et à la finalité variables, certains impliquant une mutilation irréversible et d?autres une blessure corporelle restant plusieurs dizaines de minutes. Dans tous les cas, les blessures sont infligées seul, sans l?intervention d?un tiers. L?automutilation est listée par le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (en anglais : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ou DSM-IV) comme un symptôme du trouble de la personnalité borderline et elle est parfois associée à d?autres troubles psychopathologiques tels que la dépression ou les troubles du comportement alimentaire.
La méthode d?automutilation la plus utilisée est de se couper, mais ce n?est pas la seule et la définition inclut aussi les coups, les brûlures, les éraflures, les morsures, et bien d?autres atteintes corporelles infligées à soi-même.
On ne peut pas parler d?automutilation si la personne qui se blesse le fait dans un but esthétique, sexuel (masochisme), social (rituels d?acceptation dans certaines sociétés, mode), religieux ou spirituel.
Mutilation
Une mutilation est la perte partielle ou totale d'un membre. Les mutilations physiques peuvent être volontaires ou involontaires.
Mutilation volontaire
L'acte peut être volontaire pour diverses raisons :
- pendant les guerres et autres conflits armés, il arrive que des soldats se mutilent volontairement pour être déclarés inaptes au service ;
- la mutilation est un exutoire pour certaines personnes atteintes de troubles de la personnalité, certaines personnes vont même jusqu'à l'amputation pour éliminer une partie du corps qu'elles considèrent comme étrangère ;
- une mutilation peut être la conséquence de notions d'honneur (par exemple la coupure du petit doigt chez les yakuzas pour marquer un arrangement ou en réparation d'une faute) ;
- les mutilations d'autrui : torture, mutilations génitales féminines ;
- les pratiques sadomasochistes peuvent aboutir parfois à des mutilations plus ou moins sévères ;
- certains systèmes pénaux, prévoient la mutilation comme sanction pénale de certains faits ;
- le tatouage est considéré par certaines cultures comme une mutilation
Mutilation involontaire
Traumatisme, accident de travail ou de la vie quotidienne.